Bikoko Baudouin
« L’intimité à Kinshasa n’est pas singulière mais plutôt plurielle. Car, dans cette ville cosmopolite vivent plus de dix millions d’habitants mal logés ou carrément pas logés du tout.
L’intimité se vit en plein air. C’est ainsi que mes photos sont prises en plein air, là ou ils se partagent chaque coin et recoin de la ville. Mon approche consiste à superposer deux ou trois plans, à travers le rétroviseur de ma voiture et en faire une photo sur prise directe. Une autre façon d’entrer dans la thématique s’explique par la complicité intime ressortant de la relation installée entre ma voiture et moi-même.»
Parcours
né le 27 mai 1955 dans la province de l’Equateur(RDC).
Mon enfance baignait dans la photo suite à une collection des photos souvenirs que mon père à ramener du moyen-orient ; après la deuxième guerre mondiale.
Un oncle photographe, Camille Nzete alias photo moderne, a été également un élément catalyseur de mon amour pour la photo. Tous les weekend, ou presque, mes parents m’habillaient de mes plus beaux vêtements pour aller faire des photos chez l’oncle.
En 1989, je découvre l’art contemporain africain à paris lors de l’expo "les magiciens de la terre" et deviens l’ami de Chéri Samba et du maquettiste Kingelez. La revue noire me fait découvrir les précurseurs de la photographie congolaise tels que Depara, Freitas et autres.
Depuis, je travaille pour la revalorisation de l’œuvre photographique congolaise dans le cadre de l’espace"l’Art de vivre".
Le photographe Simon Tshiamala m’a mis un appareil photo entre les mains et j’ai commencé à faire "Ma Photo", avec comme singularité les photos à travers le retroviseur. La photo a deux voire trois dimension reprenant les images de devant et aussi celles de derrière. Certains l’appellent photomontage sur prise directe.

